Epidose 2 - Le chat

Te rappelles tu de mon post du 28 juin dernier dans lequel tu faisais connaissance avec notre chatte craintive ? Si la réponse est oui, alors tu sais que j’avais envisagé l’adoption d’un chaton mâle né en avril et qu’il était question de le récupérer chez mon fils lors de nos vacances dans la Creuse.

J’avais expressément recommandé que ce chaton soit caressé-tripoté-bisouillé en long, en large et en travers par toute la famille (même par le chien si besoin était), afin qu’il soit fin prêt pour la mission qui l’attendait une fois arrivé chez nous.

Parce que faute d’avoir le moindre contact physique avec notre Cacahouète depuis son adoption à la SPA le 2 janvier, il fallait bien trouver une solution.


Le chaton en question s’appelle Mistigri, ainsi baptisé par l’un de nos petits-fils. Il est blanc, gris et beige clair, le poil raz sur les flancs, long et soyeux sur le ventre. Les coussinets sont bicolores ainsi que la truffe et les babines. Comme il est encore jeune les iris sont bicolores, vert et mordoré. Il a de grosses patounes, un beau museau et donne l’impression qu’il sera assez grand une fois adulte. C’est un chat qui ronronne à la moindre caresse, curieux de tout, aussi vif au jeu que prompt à s’endormir. Malgré la fougue de sa jeunesse, il est doux de caractère et plein de malice.


La première quinzaine à la maison a été pour le moins sportive et certainement déstabilisante pour Mistigri. Le temps que les gélules de Zylkène* fassent effet et que les deux félins trouvent un terrain d’entente, il y a eu quelques courses poursuites assez bruyantes, de jour comme de nuit. Feulements, crachats, queue en goupillon ou aplatissement au sol était le lot quotidien du chaton. Mais petit à petit, Mistigri ayant repéré, marqué et reconnu ce nouveau territoire partagé, tout s’est progressivement apaisé.


De son côté, Cacahouète a tout de suite fait preuve de curiosité face à son congénère même si elle l'a observé de loin quelques jours. Maintenant il n'est pas rare qu'elle le renifle quand il déboule dans son périmètre ou lorsqu’il dort. Lors de la préparation de leur repas, Mistigri miaule à pleins poumons à mes pieds pendant que la miss patiente tout près (il est à parier que le chaton miaule pour deux…). Les poursuites sont devenues un défouloir mutuel. Une ou deux fois dans la journée, on voit passer à double vitesse le chaton avec la chatte sur ses talons et 3 secondes plus tard, c’est Mistigri qui court après Cacahouète… toujours aussi silencieuse alors que le chaton module des miaulements d’un bout à l’autre de l’appartement.


Nos deux compères ne se battent jamais et aucun des deux chats n’a jamais mordu ni griffé l’autre. Cacahouète semble se faire respecter facilement, un seul petit coup de patte règle vite le moindre litige. Mistigri tente des approches de jeu que la chatte commence à comprendre bien que ce soit encore timide.


Mistigri et Cacahouète bientôt amis pour la vie ? L’un apprend de l’autre jour après jour, il est fort à parier que cet hiver, ils partageront les mêmes endroits douillets près du radiateur.

Et nous, à la fois gardiens et esclaves, je jure solennellement que nous sablerons le champagne lorsque notre Cacahouète acceptera enfin de se laisser caresser.


Je te tiens au courant. Miaou !



*Non, je ne drogue pas mes chats… c’est une poudre à base de caséine bovine et de magnésium ayant un effet déstressant sur l’animal, chien ou chat.