Episode 1 - La chatte


Mi-décembre 2020, à la suite du décès du dernier de nos trois chats, je me suis retrouvée sans doudou-miaou à câliner pour la 1ère fois depuis 20 ans. Sniff…


Mon chéri étant ok d’adopter une minette (nous n’avions eu que des mâles jusqu’à présent), direction la SPA le 2 janvier pour ramener à la maison une petite miss, beige et blanche.

Baptisée Edie par la SPA, cette chatte a été ramassée par la fourrière alors qu’elle n’avait que 2 mois. Elle a donc passé les 19 mois suivants enfermée dans une chatterie, en hauteur, hors de portée de mains humaines et peut être aussi de ses congénères, tant son caractère peureux domine.


Arrivée chez nous, elle a filé dans la petite buanderie puis le placard à chaussures et nous ne l’avons revue que le lendemain. Pendant quelques semaines, nous la croisions dans l’appartement tôt le matin et tard le soir, rasant les murs, le regard inquiet, sursautant au moindre geste ou bruit. Ce qui ne l’a pas empêché d’explorer son nouveau territoire nuit après nuit : le bol à croquettes s’est vidé, de petits objets ont changé de place, coussins et plaid se sont régulièrement emmêlés au pied du canapé. Et le tronc de l’arbre d’intérieur a fait les frais de quelques coups de griffe au passage…


Afin d’améliorer son bien-être, nous lui avons mis à disposition un griffoir de rondins, installé un nid douillet en hauteur en forme de cube, modifié sa nourriture (j’en parlerai dans un autre post), acheté des croquettes au poisson, tellement appétentes qu’elle a pris l’habitude de les manger dans le creux de ma main pendant quelques temps, avant que celles-ci lui soient proposées en libre-service par la suite.


C’est une chatte délicate et intelligente. Elle a vite capté que nous apprécions peu les sauts sur nos pieds au petit matin, toutes griffes dehors. Elle connait l’heure de ses repas et s’assoit pas trop loin de moi si elle doit patienter. Elle est joueuse, adore se rouler sur le canapé ou courir après les boulettes de papier, qu’elle ramasse avec sa patte comme si c’était une main.


Cependant, rien n’y fait, notre chatte ne se laisse pas câliner et je ronge mon frein de ne pouvoir l’approcher au bout de 6 mois de vie commune.

Bien sûr, il y a eu quelques moments de grâce où j’ai pu caresser délicatement les coussinets de ses pattes mais pour cela, il faut que mademoiselle Cacahouète soit très détendue. Ce qui n’arrive pas souvent tellement sa vigilance est aussi aiguisée que le sont ses griffes.


Mais cet été, un nouveau venu va changer la donne (enfin, je l’espère…). Nous allons adopter un jeune matou, élevé au milieu d’enfants, au contact d’un gros chien débonnaire. Un chat tripoté, câliné, papouillé depuis sa naissance, sociabilisé quoi. Un qui miaule, qui ronronne, qui se blottit contre toi sans se faire prier. Un qui a pas peur...


Episode 2, je te parlerai de ce jeune matou surnommé Mistigri.

En attendant, porte toi bien ! miaou bisous !